Blog, Spip, wiki… ces différents outils faciles à installer et à alimenter commencent à accompagner régulièrement des colloques, des journées de formation et des séminaires.
En voici quelques exemples :
http://jnum07.parisdescartes.fr est un site Spip monté à l’occasion de la journée "Enseigner et apprendre en milieu nomade" proposée le 16 mars 2007 par l’université Paris-Descartes,
le blog http://urfistreseau.wordpress.com (créé avec le logiciel libre Wordpress) s’est ouvert à l’occasion de la journée "Evaluation et validation de l’information sur Internet" organisée le 31 janvier 2007 à Paris par le réseau des URFIST [1],
le blog "Le réseau ; éducation populaire, nouvelles technologies et nouveaux usages" (http://pnftic.viabloga.com) - conçu avec la plateforme Viabloga - a été créé pour accompagner une formation qui s’est déroulé à l’automne 2006 au Centre régional d’éducation populaire et de sport (Creps) d’Ajaccio. Aussitôt enregistrées, les interventions de certains formateurs ont été mises en ligne sur le blog. Il continue depuis à être alimenté et sert de support à d’autres formations sur les thèmes des NTIC et de l’éducation populaire,
le wiki http://9mars.ouvaton.org s’est ouvert plusieurs semaines avant la journée "Education populaire et formation à distance" proposée le 9 mars 2006 par l’Institut national de la jeunesse et le Creps d’Ile-de-France. Les participants ont pu ainsi prendre connaissance à l’avance des thèmes de cette rencontre et envoyer des contributions, dont l’ensemble est accessible à www.injep.fr/article=1486 et dont une partie a été éditée sous forme d’un livret remis aux présents le jour-même,
…
Qu’y trouve-t-on ?
Ces sites ont une durée de vie variable. Un certain nombre sont destinés à vivre sans doute quelques années. Qu’y trouve-t-on ?
Le menu de http://jnum07.parisdescartes.fr en donne un bon aperçu :

le site est tout d’abord - et bien sûr - un moyen efficace en termes de coût et de mise à jour pour diffuser le programme de la rencontre (et permettre à des internautes de découvrir l’événement à partir d’une recherche à l’aide d’un moteur de recherche), présenter les intervenants, les interventions, etc. L’information, judicieusement diffusée sur des listes de diffusion et des sites ciblés, peut toucher rapidement un public ciblé,
le site permet de gérer finement les inscriptions. Le site propose souvent de s’inscrire en ligne, voire de choisir les ateliers ou tables rondes auxquelles on souhaite participer,
la plupart de ces sites sont collaboratifs : l’internaute peut y déposer un message, une question, un complément d’information, prendre contact avec l’un ou l’autre des intervenants.
C’est un signe donné à l’internaute que l’événement aura une tonalité conviviale et collaborative, puisqu’on l’invite dès avant à prendre la parole. Il s’agit de précéder la rencontre physique par la possibilité de faire connaissance et de dialoguer à distance, voire de faire des propositions qui vont enrichir le programme de l’événement.
Une fois celui-ci passé, le site permet de prolonger la discussion, de mettre en ligne les interventions sous forme texte, son ou vidéo, bref, d’archiver et de continuer d’échanger et de travailler à distance. Si l’événement est appelé à se reproduire à l’avenir, le site peut centraliser des matériaux qui s’enrichissent peu à peu de nouvelles contributions, et aider à préparer le prochain événement. L’intérêt est que l’on conserve et que l’on donne accès aux matériaux bruts ou retravaillés qui ont construit l’événement. C’est une matière première d’une grande richesse.
C’est aussi un outil qui génère des contraintes… utiles. Il oblige les organisateurs de l’événement à mettre en ligne, avant et après, des "traces" de l’événement (si possible, davantage qu’un programme et qu’un plan d’accès). Il peut forcer la main aux intervenants, afin qu’ils prennent le temps de mettre en forme leur intervention sous forme de texte ou de diaporama.
Un outil de préparation collaborative
Utiliser un outil coopératif à distance pour préparer et/ou faire état d’un événement est donc lié à une volonté d’exploiter les NTIC autrement, non plus seulement comme un moyen de donner une visibilité à un événement, mais aussi comme un outil permettant de donner une autre dimension à l’événement, d’en faire un moment de création ou de développement d’un réseau pour ceux qui y auront participé comme pour ceux qui, intéressés d’y participer, n’ont pas pu se déplacer.
Utilisé suffisamment en amont de l’événement, l’outil coopératif peut permettre que la rencontre soit coorganisée par celles et ceux qui sont intéressés d’y participer. C’est le cas par exemple de l’appel à contribution lancé par l’Injep et le Creps d’Ile-de-France fin 2005 sur le wiki http://9mars.ouvaton.org, en vue de la journée du 9 mars 2006 (voir ci-dessus). Il a permis de construire le déroulement de la rencontre à partir des réflexions approfondies et mises en partage par une trentaine d’acteurs de terrain et d’experts, chacun étant reconnu non pour son statut mais pour l’originalité et la qualité de son apport.
Conclusion
Vous organisez un événement, une formation ? Vous savez ce qui vous reste à faire :-)…
[1] Unités Régionales de Formation et de promotion pour l’Information Scientifique et Technique.
Mis en ligne le mardi 20 février 2007