Le soir du lundi 19 novembre 2007 avait lieu au Centre information jeunesse de Cergy une sympathique rencontre sur le thème "Ubuntu, ou comment réduire la fracture numérique ici et là-bas".
Un projet de cybercentre au Bénin était exposé par l’association Ingénieurs sans frontières et l’éditeur InLibroVeritas présentait un livre libre sur Ubuntu.
Le CIJ accueillait ce soir-là Didier Roche, auteur de Simple comme Ubuntu, qui a également participé à différents projets NTIC avec l’Afrique et en particulier le Togo, Mathieu Pasquini, fondateur des éditions InLibroVeritas, deux étudiants membres d’Ingénieurs sans frontières et deux représentants du Bénin, l’un rattaché à la mission NTIC de la mairie de Porto-Novo, l’autre enseignant à l’université de Cotonou.
Le projet d’Ingénieurs sans frontières est d’équiper en 2008 un cybercentre qui s’ouvrira dans les murs de la mairie de Porto-Novo.
Quel rapport entre tout cela ? Eh bien c’est simple : vaut-il mieux envisager le développement multimédia de pays du Sud [1] à l’aide de logiciels propriétaires, ou à l’aide de logiciels libres ? Et à partir du moment où le choix du logiciel libre est fait, pourquoi ne pas l’accompagner par des manuels d’utilisation libres, tels que Simple comme Ubuntu ou d’autres Framabooks édités par InLibroVeritas pour leur version papier (et téléchargeables depuis de nombreux sites pour leur version électronique) ?
La licence libre sous laquelle sont édités ces ouvrages facilite en effet leur traduction et leur adaptation à des contextes spécifiques en fonction des pays utilisateurs.
Didier Roche et Olivier Lacombe ont présenté différentes distributions d’ubuntu : Edubuntu, Kubuntu, Ubuntu Studio, etc. Les deux représentants béninois ont exprimé un grand intérêt pour Ubuntu et l’ouvrage Simple comme ubuntu, ainsi que pour la perspective d’éditer des ouvrages universitaires sous licence libre, en version électronique et en version papier.
Lire aussi InLibroVeritas participe à la semaine de la Solidarité Internationale.
A découvrir également : l’association Africedu.

[1] Que Mathieu Pasquini refuse d’appeler "sous-développés" ou "en voie de développement", tant ils se sont développés avant l’Occident, à l’échelle de l’histoire humaine.
Mis en ligne le vendredi 23 novembre 2007