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Cet article poursuit les réflexions sur la rédaction Web inaugurées par l’article Écrire pour être lu en s’intéressant aux différents genres journalistiques [1].
Pourquoi connaître les règles de base de l’écriture journalistique et les genres journalistiques ?
Les genres journalistiques
L’enquête est le genre roi.
Elle part d’une hypothèse, d’une attitude, d’une révolte et se propose d’établir une démonstration grâce à un travail d’enquête approfondi.
Pour mener l’enquête : la stratégie de l’escargot : les sources vont en s’élargissant, chacune vérifiant l’hypothèse émise par les sources précédentes. Une fois ma conviction acquise et les hypothèses confrontées, je fais le chemin inverse en interrogeant mes interlocuteurs sur la nouvelle hypothèse.
Dans la rédaction de l’article, ne pas perdre de vue qu’on doit faire une démonstration que le lecteur doit pouvoir suivre pas à pas.
Ensuite, les deux "grands genres" :
Comment choisir entre le portrait et l’interview ?
On ne sait pas toujours comment choisir entre les deux. Les deux reposent sur la rencontre d’une personne. C’est dommage de réaliser une interview lorsque la personne est plus forte, originale et impressionnante que son propos. Le portrait est alors plus adapté.
Le reportage
Cette technique d’écriture date de la guerre de Sécession aux Etats-Unis (milieu des années 1860). C’est une tranche de vie : faire voir, sentir, sans expliquer. Le lecteur va se faire lui-même un avis en lisant l’article. C’est comme si l’on débarquait avec une caméra ou un magnétophone, sauf que le stylo et le bloc-note créent une autre relation, permettent de prendre plus le temps.
On a connu l’époque du "reportage orienté" avec Albert Londres, où le reporter s’impliquait dans son propos pour dénoncer le bagne, les prisons de femmes, le sort des pêcheurs de perles, etc. Depuis, l’école américaine s’est imposée : le journaliste ne commente pas ce qu’il décrit. Il utilise un minimum d’adjectifs.
Le compte-rendu
Même neutralité du journaliste.
La tribune
Le journaliste donne la parole à quelqu’un de l’extérieur pour qu’il exprime une opinion, une analyse.
L’analyse
Sert à décrypter l’information donnée dans un article connexe. Les lecteurs apprécient les analyses placées en marge des interviews, reportages, etc.
La brève
Elle ne contient que le "lead" (c’est-à-dire l’attaque et les 5W - voir l’article précité).
Le billet
… à la Jean-Pierre Coffe : "Y’en a marre…"
La critique
C’est un genre peu journalistique car il fait appel à du subjectif : on dit ce qu’on pense d’un livre, d’un film…
L’édito
Là encore, du subjectif, qui donne la tonalité de la publication. C’est l’opinion du rédacteur en chef qui engage sa structure.
La mouture
C’est une brève qui développe le pourquoi et le comment.
règles communes à tous ces genres
Comme cela est détaillé dans l’article cité plus haut :
[1] Il est le compte-rendu - imparfait - de formations données à l’Injep par Roch Sonnet en janvier et février 2006.
Mis en ligne le jeudi 16 février 2006
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