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Voici quelques extraits du discours du ministre :
"Mais au delà de la réglementation c’est à la formation à l’outil que je fais confiance. C’est fidèle à cet esprit que je forme le vœu de la création d’un Plan National d’Education aux Médias. Je suis convaincu que ces nouvelles technologies, pour être bien utilisées et maîtrisées, exigent que nous répondions à un enjeu majeur pour l’avenir, à savoir l’éducation à l’image.
A cette fin, je mettrai en place, dans plusieurs régions à titre expérimental, un plan de formation et d’éducation à l’image en coopération notamment avec les ministères de l’éducation nationale et de la culture, le milieu associatif et le secteur privé.
Par ailleurs, parce que je crois que la révolution numérique ne doit pas creuser le fossé entre les générations mais au contraire favoriser les échanges, je lancerai un appel à projets en direction du monde associatif et des collectivités locales, afin de mener et soutenir des actions d’éducation à l’image entre parents et enfants, adultes et jeunes, éducateurs et élèves.
Je sais que nous pouvons obtenir le meilleur des jeux vidéos, qu’ils sont pour tous les âges une éventualité d’échange, de partage, de plaisir, de création, et même de solidarité.
C’est une formidable opportunité créative, innovante et éducative à ne pas manquer. Notre devoir c’est de permettre aux jeunes qui le souhaiteront s’en sasir.
C’est l’un des enseignements que je tire des travaux que je préside avec Jean-Pierre Cottet sur la place et l’image des jeunes dans notre société.
Pour beaucoup de jeunes, entrer dans l’immatériel, se fondre dans plusieurs rôles, tester diverses personnalités et histoires, passer outre les barrières du temps, de l’espace, des frontières, de l’argent, n’est pas seulement source de crainte. C’est d’abord une chance et une liberté.
Le jeu vidéo peut être une bonne école de la vie, un lieu où l’on apprend à échouer et à recommencer, mais aussi un lieu convivial où l’on se rencontre et où l’on s’entraide avec le développement des jeux en réseau.
Il peut aussi récompenser l’effort, la ténacité, l’audace, l’ingéniosité et contribue de ce fait à l’estime de soi. Il peut donner confiance en soi ce qui est particulièrement précieux chez des adolescents qui parfois se sentent inutiles voire dévalorisés. Je sais d’ailleurs, au risque de surprendre, que certains thérapeutes ont recours aux jeux vidéos comme antidépresseur.
Simplement comme toute thérapie il ne faut pas en abuser.
Mais sachez qu’une récente étude de l’OCDE affirme que la pratique des jeux vidéos développe les habiletés motrices et intellectuelles, au point d’influer favorablement sur les résultats scolaires.
Les jeux vidéos sont enfin un considérable outil au service de la créativité, mais aussi de l’éducation et de la citoyenneté.
Souhaitant mettre mon ministère au service de cette richesse et souhaitant encourager des jeunes à développer ce potentiel, j’ai décidé de mener à bien deux actions :
Action de soutenir et de valoriser l’innovation et création technologique. A cette fin, j’ouvrirai le programme « Envie d’agir » à de tels projets en 2007, et dédierai notamment une catégorie du concours national « Envie d’agir » aux jeux vidéos et aux développements technologiques.
Action en parallèle de récompenser et de promouvoir les meilleurs jeux vidéos de l’année par les jeunes et les associations. A l’instar du Prix Jeunes Talents décerné lors du Festival de bande dessinée d’Angoulême, ou du Prix de la Jeunesse lors du Festival du film de Cannes, j’ai décidé de créer dès 2007 un prix « Jeux Vidéos » jeunesse et sports."
Source : www.jeunesse-sports.gouv.fr
[1] Voir l’article Professionnels et amateurs enrichissent les archives municipales de Rennes.
Mis en ligne le lundi 2 octobre 2006
et oui bientôt l’éducation populaire ne sera qu’un simple jeux vidéo …
Je me demande si Mr Lamour à déjà mis les pieds dans un cybercafé où des jeunes passent parfois la journée à jouer aux terroristes et aux groupes d’intervention …
Si c’est çà qui est succeptible d’apporter un plus dans la vie à ces jeunes : plus de solidarité et de partage par exemple, alors un grand nombre d’associations d’éducation populaire n’ont plus raison d’être.
Un point positif par contre : l’éducation à l’image. Je dirais Enfin …
Mais attention nous sommes peut être en retard d’une technologie : l’éducation à l’internet et aux relations humaines virtuelles et immatérielles qui en découlent : Chat, discussion en live, blog, avec comme question le respect de la vie privée de chacun sur ce vaste espace public qu’est le web… et les dangers de ces relations virtuelles.
cordialement
reda
Bonjour Reda,
comme vous, j’attends beaucoup des actions d’éducation à l’image et aux médias, et très peu est fait jusqu’à présent (voir par exemple article Eduquer à l’information). Par contre, la question concernant les jeux vidéos est à mes yeux : doit-on ignorer ou interdire (le résultat est pareil : les jeunes jouent à ce qu’ils veulent dans le dos des éducateurs et des parents), ou autoriser les jeux dans les espaces publics (mais pas tous…), dialoguer là-dessus avec les jeunes et les parents et essayer que les jeunes n’en soient pas que des consommateurs dépendants et passifs ?
Question ?
je suis une assos qui veut oeuvrer dans le domaine du dialogue autour de l’usage des tics (jeux vidéos compris… ) avec les jeunes et réfléchir avec eux sur les dangers du net :
Je rencontre un grand nombre de financeurs, qui sont intéressés mais au final ne financent pas.
Ok, les priorités sont ailleurs … je suis intelligent et je comprends.
Ce postulat posé : n’y a t’il pas d’autre priorité que d’aider financièrement les éditeurs de jeux vidéos alors que des structures traditionneles du "secteur jeunesse" sont en manque de financement ?