Créées en 1998 à l’initiative du Conseil Régional de Bretagne, les cybercommunes sont des points d’accès publics de proximité généralisant l’accès à Internet et aux TIC.
Une première évaluation menée en 2002, constate que le dispositif est satisfaisant tant au niveau de la couverture territoriale que de la fréquentation des espaces grâce, notamment aux infrastructures techniques et emplois d’animateur créés.
Aujourd’hui, d’autres interrogations surgissent sur l’évolution des usages, la pertinence et l’utilité sociale des ces espaces, les possibilités d’avenir des lieux et emplois, etc.
L’évaluation menée par le M@RSOUIN, structure mise en place par le Conseil Régional de Bretagne pour fédérer les recherches, publiques et privées, sur les usages régionaux des Technologies de l’Information et de la Communication, répond à ces questions.

Une évaluation qualitative
Cette partie de l’étude s’intéresse au fossé numérique en repérant les pratiques de l’Internet dans les différents pays bretons.
Au delà des analyses monographiques des cinq pays bretons, l’évaluation s’interroge sur
l’influence des cybercommunes sur les pratiques citoyennes
le regard renouvelé sur les enjeux de l’internet.
et constate que :
soit par manque d’intérêt soit pour des raisons de difficultés techniques de mise à jour, de nombreux sites créés par des bretons sont abandonnés. Cependant, parallèlement à ce désintérêt, se développe l’auto-édition grâce aux nouveaux logiciels plus faciles d’accès et nécessitant peu de connaissances techniques.
les réussites sont liées à des spécificités locales, souvent du fait d’acteurs individuels marquants. L’étude se porte sur les acteurs non institutionnels.
Une évaluation quantitative
Cette seconde partie de l’évaluation s’interroge sur l’efficacité des cybercommunes ainsi que sur la pertinence du dispositif d’un point de vue économique.
Des sondages auprès des animateurs, utilisateurs et élus des communes ayant mis en place une cybercommune, conduisent à la rédaction de monographies et met en évidence :
les pratiques et les outils les plus recherchés selon les classes d’âge,
le coût des cybercommunes,
la proximité des ces services.
Selon le fonctionnement de la cybercommune (location du local ou non, fréquentation plus ou moins importante, charge du salaire de l’animateur…), le bilan est plus ou moins mitigé.
A noter, outre l’attachement des usagers à leur cybercommune, le point crucial semble être l’emploi de l’animateur et sa pérennisation dont dépend le maintien de nombreuses cybercommunes.
Des recommandations
Suite à l’évaluation, quelques recommandations sont évoquées pour prolonger le dispositif et l’adapter aux nouvelles problèmatiques.
mise à disposition du public des technologies les plus avancées,
évolution du rôle de l’animateur et de sa formation,
élargir le public : écoles, associations, foyers de jeunes, etc.
collaboration avec d’autres organismes,
etc.
Toute l’étude est disponible sur : www.marsouin.org
Mis en ligne le lundi 27 septembre 2004
- Le site des espaces publics numériques de Corse
- Licence Sciences de l’Education parcours "Animation des objets culturels de l’enfance et de la jeunesse"
- Formation BPJEPS TIC "Animateur de lieux d’accès public numérique" au CREPS Aquitaine (Bordeaux).
- CULTURE LIBRE (Free Culture), de Lawrence Lessig
- Licence professionnelle "Activités et techniques de communication", spécialité "Webmaster éditorial"