- Quels sont vos publics ?
Nous accueillons des jeunes femmes âgées de 18 à 25 ans (départ obligatoire
à 26 ans).
Elles sont en majorité salariées ou en recherche d’emploi, ou encore en apprentissage (centres de formation en alternance avec un emploi) ou sur d’autres contrats spécifiques. L’autre partie est constituée de stagiaires et d’étudiantes (milieu
artistique. En général elles viennent
de province, sinon 15% sont issues de l’étranger, et 10% de la région parisienne.
Les séjours dans le foyer ont des durées très variables, courts ou plus longs.
- Pourquoi le foyer a-t-il souhaité mettre à disposition des ordinateurs connectés à Internet ?
Notre foyer vient d’ouvrir ses portes, après quatre ans de fermeture afin de mener des travaux de rénovation. Les locaux ont été entièrement reconstruits.
La salle multimédia était envisagée dans le projet du foyer, pour que dès la
réouverture les jeunes aient des outils de communication à leur disposition. En effet il nous semble important de proposer aux jeunes une ouverture sur l’évolution de la communication et les nouvelles technologies. Par ailleurs, notre public a besoin de s’informer et de mener des démarches administratives, par exemple des recherches de logement, d’emploi, ce qui se fait de plus en plus via Internet.
Par ailleurs, de nombreuses personnes souhaitant résider chez nous prennent contact via Internet. Elles sont donc déjà utilisatrices de cet outil. Avec cette salle multimédia, nous répondons ainsi à une demande qui va s’accroître de plus en plus à l’avenir.
- Y’avait-il une demande qui pré- existait ou vous avez créé ce besoin ?
C’était dans le projet du foyer. Dès sa réouverture, le foyer était équipé de l’atelier multimédia. Le matériel à disposition est constitué de deux ordinateurs : un PC, un I-mac. Chaque ordinateur est muni d’une connexion Internet, et relié à
une imprimante couleur et un scanner. Nous avons le souhait d’investir dans deux autres ordinateurs d’ici 2005.
- Est-ce une obligation aujourd’hui pour un foyer moderne ?
C’est une réelle obligation pour une telle structure. Les jeunes filles ne peuvent installer Internet dans leur propre chambre, l’infrastructure n’est pas adaptée pour, et dans l’ensemble elles n’en ont pas les moyens. Mais surtout notre public n’est au foyer que de manière provisoire. Nos résidentes ont besoin de s’informer quand elles entreprennent les démarches pour s’installer de façon autonome hors du foyer.
- Quels sont les différents usages de ces différents publics ?
Outre la recherche d’emploi et de logement, il y a aussi d’autres demandes d’information plus ponctuelles. Nous proposons aussi des formations à la première manipulation de l’ordinateur, et la découverte d’Internet. Les salariées par exemple peuvent se créer une boite email, qu’elles vont ensuite consulter régulièrement.
Les stagiaires utilisent Internet pour les emails. Elles ont aussi besoin du traitement de texte, et de mener des recherches documentaires pour écrire leurs rapports de stage.
Les étudiantes utilisent toutes les possibilités de la salle multimédia, Internet, traitement de texte, elles font aussi des emails. Certaines font aussi des jeux, des achats en ligne…
- Y’a-t-il des frictions au sujet d’Internet entre ces publics ?
Les frictions existent quand une personne ne respecte pas les règles d’utilisation de la salle multimédia. Nous demandons en effet que les résidentes s’inscrivent pour nous permettre une meilleure gestion du matériel. Cela nous permet aussi de réguler les temps d’utilisation qui sont parfois très longs pour les étudiantes par exemple.
- Comment comptez-vous rétablir l’harmonie (animateur, règlement, nouveaux matériels) ?
Nous travaillons à la construction d’une charte d’utilisation de la salle multimédia, qui sera annexée au règlement intérieur. Nous avons aussi décidé d’améliorer l’utilisation de l’imac qui est beaucoup moins utilisé que le PC. L’animateur de la salle multimédia propose une courte formation pour apprendre à utiliser l’Imac. Après cela la résidente se voit attribuer une carte d’utilisatrice pour cet ordinateur.
Un planning des heures les plus demandées est affiché avec les maxima horaires d’utilisation à ce moment là. Nous conservons le principe de réservation
préalable obligatoire, avec la mise en place de priorités à la recherche de logement et la recherche d’emploi. En 2004 nous allons installer un nouveau PC pour 2004 pour le traitement de texte, et il sera accessible aux étudiantes la nuit, sur demande, pour des travaux prolongés.
- Quels conseils donneriez-vous à un foyer qui veut créer un accès public à Internet ?
S’armer de patience, engager le dialogue avec les jeunes pour la mise en place de cet atelier multimédia. Il faut écouter et envisager les différentes demandes. Pour les règles d’utilisation, je crois qu’il faut miser sur l’autonomie du jeune et le libre accès aux ordinateurs "avec sollicitation et cadre proposé en amont".
Il est bien aussi d’anticiper les pannes et les mauvaises utilisations, par l’instauration d’un bon contrat d’entretien avec un informaticien, et en développant des temps de formation collectifs et individuels adaptés aux besoins du public.
D’après un entretien avec Véronique LEFEVRE
PS : le foyer Alma-Bosquet est membre de l’ARFJ
Mis en ligne le mardi 13 janvier 2004
Vous parliez de votre intention de créer un foyer, dans un immeuble dont vous disposiez, dans un message du 25 février 2005. Est-ce toujours d’actualité , et où se trouve cet immeuble ?
Association RAMAGE 01 406 406 06 .
- L’Auvergne : une région qui fait connaître le logiciel libre
- Quelques sites graphiques pour vous donner envie de relooker le vôtre…
- Exemples de chartes de comportement dans un EPN
- Jeunes et nouvelles technologies - 2006
- Sortons les trésors de nos Points Cyb !