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Le dessin animé est un univers à part dans la création de films. Les images de base peuvent être créées à partir d’une feuille et d’un simple crayon à papier. Et, plus le dessinateur est doué, meilleur est le rendu.
Cependant, dans un atelier multimédia assez court, nous allons davantage insister sur les principes de fonctionnement tout en choisissant une phase de la création. Cette manœuvre devient possible dès que l’on décide de faciliter certaines tâches. Et, là où les puristes feraient intervenir un spécialiste du dessin animé pour obtenir une animation et un produit de qualité, au Point Cyb de Sucy-en-Brie nous avons opté pour le détournement des contenus et des outils.
Voici comment s’est déroulé notre atelier :
A partir des histoires inventées par les participants à l’atelier, j’ai proposé à l’ensemble du groupe de récupérer des personnages et des décors sur les supports de leur choix pour composer les dessins animés. Comme nous n’avions pas d’objectif de diffusion de la création, nous n’avons pas traité les droits d’auteurs. Un groupe voulant traiter le thème du racket a par exemple choisi de se servir de petites boîtes de bonbons de marque « smarties » où figuraient des illustrations de personnages et d’accessoires avec plusieurs univers.
Formalisation de l’histoire plan par plan :
Après un moment dédié à la création du story board décrivant chaque plan de la petite histoire, les deux groupes se sont répartis dans deux ateliers : L’un dans un studio d’enregistrement improvisé et l’autre avec des ordinateurs équipés de scanner et de logiciel de retouche d’images. Puis, ils ont interverti leurs places.
Enregistrement des dialogues :
Donc, le premier groupe a commencé par l’enregistrement des dialogues afin de constituer un dossier de « fichiers sons » des répliques. Les documents étaient ainsi sauvegardés sous un nom comprenant le nom de la scène et un numéro au format « .wav ». Chaque participant avait une tâche précise à tour de rôle.
Le preneur de son maniait le logiciel pour lancer, arrêter et restituer les enregistrements.
L’acteur prêtait sa voix au microphone.
Le répétiteur tenait le texte et le rectifiait au besoin.
Préparation des graphismes :
Puis, dans l’autre atelier, avec les images collectées, l’équipe de création numérise les documents et effectue un détourage afin de préparer les éléments graphiques (décors, accessoires et personnages) du dessin animé dans un dossier distinct au format .gif pour gérer les transparences.

Plan et scène de l’histoire :
Une fois les éléments constitutifs du dessin animé préparés et le schéma directif de l’histoire réalisé (story board), les scènes sont créées avec le logiciel flash. Ce logiciel va servir dans ces fonctions de scénario, d’interpolation de mouvement et de formes les plus basiques. C’est-à-dire que le scénario (ou l’échelle de temps) va permettre de traiter les éléments dans la chronologie du story board. Les interpolations vont permettre de faire évoluer les éléments dans la scène (fenêtre de l’écran pour le logiciel flash) et d’agrandir ou de rétrécir ces mêmes éléments.
Une fois les animations finalisées, elles sont enregistrées au format .avi (c’est-à-dire en format de vidéo numérique) et non en .swf ou .fla (format de fichier d’animation flash de macromédia).

Ensuite, il ne reste plus qu’à assembler tous les éléments avec le logiciel de montage vidéo.
Le matériel :
1 Ordinateur avec microphone et hauts parleurs
2 Ordinateurs avec scanners
3 autres ordinateurs
Le tout connecté en réseau
Les ingrédients :
Histoire inventée par les jeunes
Story board : document vierge à remplir
Matière visuelle : images glanées
Etapes de la création :
Retouche d’image : Photoshop
Enregistrement des dialogues : Audacity
Composition avec l’assemblage final : Studio de pinnacle

Mustafa Bendjebbour
Formateur, Animateur Multimédia.
Voir aussi Créer des dessins animés en papier.
Mis en ligne le vendredi 12 mai 2006
Bonjour à vous,
Pour l’atelier dessin animé qui date un peu, nous avons utilisé une vielle version de flash. C’est surtout la fonction scénario avec les interpolations de mouvement et de forme qui nous ont rendu service (mouvement des personnages dans la scène et les rapports de taille). Ces fonctions de base sont présentes dans toutes les versions. Nous avions utilisé les outils à notre disposition mais il existe des logiciels spécialisé dans la création de dessin animé qui seront sûrement moins chère que flash. Toon Boon fait partie de ces logiciels. Je pense qu’avec des enfants, il est intéressant d’utiliser le logiciel libre et gratuit E-anim qui offre la possibilité de créer des animation au format flash. C’est un logiciel convivial que je vous recommande.
Mustafa Bendjebbour
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