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Quelques données générales pour la préparation d’une intervention
Une heure d’intervention nécessite en moyenne 6 à 10h de préparation. Cela va décroissant avec l’expérience et le stock de matériau que vous accumulez petit à petit.
Le public ne retient qu’environ 35% de ce qui est dit. C’est pourquoi il faut penser à revenir sur les choses, à les redire, surtout les choses importantes. Si vous distribuez des supports écrits, le taux augmente de 10 à 15%.

Questions à se poser avant de préparer votre diaporama
Préparez votre diaporama
Prévoyez 2 versions :
Prévoyez une 3e version de chaque diapo, que vous remettrez au fur et à mesure à chaque stagiaire si l’assistance ne dépasse pas 12-15 personnes. Cette version comporte des blancs, que les participants rempliront en prenant des notes directement sur vos feuilles.
Pour un diaporama interactif, prévoyez 25 diapositives pour 1 demi journée, davantage si vous ne pratiquez pas d’interactivité avec le public.
2 à 3 couleurs pour la typo au maximum. Les textes bleus sur blanc sont les plus lisibles (le noir sur blanc se lit mal pour certaines personnes). Taille des caractères : à voir en fonction de la taille de la salle ; en moyenne entre 30 et 60 points. Plus la salle est grande, moins il faut de texte : 2 à 3 messages au maximum par diapo.
Utilisez des cliparts et photos, 1, 2 ou 3 par diapo.
Débutez toujours par la partie du sujet que vous maîtrisez le mieux.
N’abordez que des thèmes que vous maîtrisez. Ne dites que ce que vous savez dire : les gens sentent quand on n’est pas naturel. Nul n’est parfait et ne peut tout savoir !
Faites attention aux copyrights pour les textes ou illustrations que vous reproduisez.
Pensez à introduire des anecdotes.
Juste avant
Sachez où se déroulera la formation ; arrivez en avance ; prenez possession de la salle pour avoir l’impression d’être "chez vous".
L’entrée en scène et la présentation
Commencez par 2-3 phrases que vous avez préparées et que vous connaissez par coeur.
Maintenez votre corps droit : cela permet de gérer la fatigue et influence l’élocution.
Arrêtez-vous aux mots forts pour respirer. Cela permet aussi aux participants d’avoir le temps de comprendre et de noter.
Utilisez votre regard pour ramener au début l’attention des personnes les moins attentives (plutôt le fond de la salle, en général) ; montrez leur ainsi que vous les avez vues, sans pour autant vous apesantir sur elles.
Faites participer votre auditoire
Le but du jeu est de faire participer l’auditoire le plus tôt possible, en créant un échange avec le public, en distribuant les diapositives en feuille à feuille. Le taux de mémorisation de 35% cité plus haut passe à 55% environ si on fait écrire les participants. Vous pouvez ne faire figurer sur vos feuilles qu’une partie de chaque diapositive, les participants devant les compléter à partir de ce que vous dites.
Si des interventions du public ne sont pas pertinentes : reportez-les à la fin de votre présentation, ou annulez-les si elles sont carrément hors-sujet (dites par exemple : "Votre expérience est intéressante mais je vous propose d’en parler à la pause ou après la présentation" ; il faut dans ce cas agir vite, car le mimétisme naturel de chacun fait que si quelqu’un est hors-sujet, les autres participants vont s’y mettre aussi !).
Adressez-vous au groupe en faisant appel à différents langages
La programmation neuro-linguistique nous enseigne que chacun de nous peut s’exprimer par trois types de langage : l’auditif, le visuel et le kimesthésique (qui regroupe tous les autres sens : l’olfactif, les émotions, le gustatif, le tactile).
Vous-même possédez un langage de prédilection. Il est important cependant d’alterner les types de langage durant votre présentation afin de "parler" aux différentes catégories du public. Vous veillerez par exemple à :
L’auditoire s’ennuie ?
C’est que vous êtes hors sujet, ou que vous en dites trop ou pas assez. Vous devez alors changer de sujet, quitte à y revenir plus tard.
Soyez attentif au degré d’attention de la salle ; une ambiance peut se pourrir en autant de fois 2 mn qu’il y a d’individus dans la salle.
Lorsque viennent les questions… Quelques conseils
[1] De plus, dans les matières liées à l’informatique, il y a des rivalités : il est probable que des membres du public vont essayer de se mesurer vous. [2] Créer du silence en posant une question permet de reprendre de l’air ; le silence est votre ami, vous n’avez pas à le craindre !
Mis en ligne le lundi 23 avril 2007