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Conseils pour réussir une présentation publique à l’aide d’un diaporama


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Vous devez présenter votre structure, votre action, un thème de formation à un public ? Prenez le temps de préparer un bon diaporama. Voici quelques conseils.

Quelques données générales pour la préparation d’une intervention

Une heure d’intervention nécessite en moyenne 6 à 10h de préparation. Cela va décroissant avec l’expérience et le stock de matériau que vous accumulez petit à petit.

Le public ne retient qu’environ 35% de ce qui est dit. C’est pourquoi il faut penser à revenir sur les choses, à les redire, surtout les choses importantes. Si vous distribuez des supports écrits, le taux augmente de 10 à 15%.

Questions à se poser avant de préparer votre diaporama

  •  Quel est le message principal que vous voulez faire passer ? Il faut répondre à la question : "Je veux amener le public à quoi ?".
  •  Il est important de savoir qui composera le public.
    Si le public est hétérogène, il faudra "balayer large" pour être compris des néophytes comme des spécialistes. Si vous intervenez dans un lieu que vous ne connaissez pas, interrogez les organisateurs sur le public, l’historique de la structure qui vous accueille, l’environnement de l’auditoire, etc.
    Ces informations vous permettront de savoir si des connaissances sont présentes dans le public. Les aspects positifs : des gens vont pouvoir servir de piliers sur lesquels vous appuyer ; aspects négatifs : certains seront tentés d’intervenir trop souvent [1] (si vous les avez repérés, vous pourrez aller les voir avant votre présentation et leur dire "c’est marrant que tu sois là, t’en sais déjà beaucoup…" ; ainsi ils se sentent pris en compte, même si ensuite, dans le cours de votre présentation, vous gérez fermement leurs interventions).
  •  Combien de temps durera votre présentation ?
    Tout doit être chronométré dans votre intervention. Essayez de répéter et de chronométrer à l’avance. Prévoyez 50% de temps en plus, tant que vous n’êtes pas sûr de maîtriser votre stress et votre sujet (NB : ne regardez jamais votre montre en face de l’auditoire ; mettez par exemple votre montre au poignet droit et regardez l’heure quand vous cliquez sur la souris ou écrivez au tableau).

    Préparez votre diaporama

    Prévoyez 2 versions :

  •  une version "public" qui est projetée. Cette version est dynamique (pensez à formuler un maximum d’idées sous forme de questions [2], avec quelques effets - mais restez classique dans les animations ; vous ne réalisez pas un dessin animé ! Misez sur les effets d’apparition et de zoom ; l’idée est d’afficher une idée ou une question, une par une, au fur et à mesure que vous les commentez),
  •  une version "intervenant" pour vous, sur laquelle se trouve ce que vous devez dire (évitez les redondances entre le diaporama projeté et votre discours ; ne lisez pas le diaporama qui s’affiche au public). Evitez de tenir vos feuilles. Il est désagréable pour le public de vous voir lire. Cette version "intervenant" doit être écrite dans une police suffisamment grande pour pouvoir être posée sur une table et être lue depuis 1 mètre 50.

    Prévoyez une 3e version de chaque diapo, que vous remettrez au fur et à mesure à chaque stagiaire si l’assistance ne dépasse pas 12-15 personnes. Cette version comporte des blancs, que les participants rempliront en prenant des notes directement sur vos feuilles.

    Pour un diaporama interactif, prévoyez 25 diapositives pour 1 demi journée, davantage si vous ne pratiquez pas d’interactivité avec le public.

    2 à 3 couleurs pour la typo au maximum. Les textes bleus sur blanc sont les plus lisibles (le noir sur blanc se lit mal pour certaines personnes). Taille des caractères : à voir en fonction de la taille de la salle ; en moyenne entre 30 et 60 points. Plus la salle est grande, moins il faut de texte : 2 à 3 messages au maximum par diapo.

    Utilisez des cliparts et photos, 1, 2 ou 3 par diapo.

    Débutez toujours par la partie du sujet que vous maîtrisez le mieux.

    N’abordez que des thèmes que vous maîtrisez. Ne dites que ce que vous savez dire : les gens sentent quand on n’est pas naturel. Nul n’est parfait et ne peut tout savoir !

    Faites attention aux copyrights pour les textes ou illustrations que vous reproduisez.

    Pensez à introduire des anecdotes.

    Juste avant

    Sachez où se déroulera la formation ; arrivez en avance ; prenez possession de la salle pour avoir l’impression d’être "chez vous".

    L’entrée en scène et la présentation

    Commencez par 2-3 phrases que vous avez préparées et que vous connaissez par coeur.

    Maintenez votre corps droit : cela permet de gérer la fatigue et influence l’élocution.

    Arrêtez-vous aux mots forts pour respirer. Cela permet aussi aux participants d’avoir le temps de comprendre et de noter.

    Utilisez votre regard pour ramener au début l’attention des personnes les moins attentives (plutôt le fond de la salle, en général) ; montrez leur ainsi que vous les avez vues, sans pour autant vous apesantir sur elles.

    Faites participer votre auditoire

    Le but du jeu est de faire participer l’auditoire le plus tôt possible, en créant un échange avec le public, en distribuant les diapositives en feuille à feuille. Le taux de mémorisation de 35% cité plus haut passe à 55% environ si on fait écrire les participants. Vous pouvez ne faire figurer sur vos feuilles qu’une partie de chaque diapositive, les participants devant les compléter à partir de ce que vous dites.

    Si des interventions du public ne sont pas pertinentes : reportez-les à la fin de votre présentation, ou annulez-les si elles sont carrément hors-sujet (dites par exemple : "Votre expérience est intéressante mais je vous propose d’en parler à la pause ou après la présentation" ; il faut dans ce cas agir vite, car le mimétisme naturel de chacun fait que si quelqu’un est hors-sujet, les autres participants vont s’y mettre aussi !).

    Adressez-vous au groupe en faisant appel à différents langages

    La programmation neuro-linguistique nous enseigne que chacun de nous peut s’exprimer par trois types de langage : l’auditif, le visuel et le kimesthésique (qui regroupe tous les autres sens : l’olfactif, les émotions, le gustatif, le tactile).

    Vous-même possédez un langage de prédilection. Il est important cependant d’alterner les types de langage durant votre présentation afin de "parler" aux différentes catégories du public. Vous veillerez par exemple à :

  •  vous déplacer dans la salle et aller vers le public - 58% de vos capacités à impacter l’autre découlent de votre comportement gestuel - (si les organisateurs vous ont placé assis, prévenez-les que vous allez bouger ! Inutile de rester assis derrière une table ou un micro ; il faut s’avancer vers le public ; plus vous allez à la rencontre du public, plus vous allez être accepté par lui ; bougez quand vous répondez aux questions, rapprochez-vous de la personne qui pose la question ; si vous montrez quelque chose sur votre diaporama, placez-vous du côté du public pour regarder avec lui en prenant le temps ; si vous utilisez une souris sans fil pour gérer votre diaporama, vous serez plus libre de vos mouvements),
  •  illustrer votre présentation par des schémas que vous dessinez sur un paperboard,

    L’auditoire s’ennuie ?

    C’est que vous êtes hors sujet, ou que vous en dites trop ou pas assez. Vous devez alors changer de sujet, quitte à y revenir plus tard.

    Soyez attentif au degré d’attention de la salle ; une ambiance peut se pourrir en autant de fois 2 mn qu’il y a d’individus dans la salle.

    Lorsque viennent les questions… Quelques conseils

  •  fermez le diaporama avant la discussion avec le public,
  •  si vous êtes destabilisé par une question, demandez de la reformuler, même si c’est artificiel : "Qu’entendez-vous par là ?",
  •  ne répondez jamais "non" à une question. Préférez : "On pourrait penser effectivement, mais l’expérience montre que…"

    [1] De plus, dans les matières liées à l’informatique, il y a des rivalités : il est probable que des membres du public vont essayer de se mesurer vous.

    [2] Créer du silence en posant une question permet de reprendre de l’air ; le silence est votre ami, vous n’avez pas à le craindre !

    Mis en ligne le lundi 23 avril 2007



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    Dernier ajout : lundi 14 juillet 2008 | 744 articles sur ce site.
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