
Sur le même sujet
Les émissions télé pour les jeunes regorgent d’exemples de film d’animation avec des créations de qualité. Bien sûr, imiter ou tendre à approcher le même type de production en une semaine est un objectif trop ambitieux pour que l’essence de l’animation soit une réelle aventure entre l’animateur et les jeunes.
Voici un atelier de film d’animation préparé en amont avec des éléments apportés par le public et l’équipe d’animation et dont l’organisation nécessitait un échéancier et des réajustements constants. Il s’est déroulé au Point Cyb de Sucy-en-Brie dans le Val-de-Marne.
Partir des idées du groupe : un Moteur
Partir des idées du groupe permet d’avancer très vite dans la scénarisation du film. Pour cet exemple, le groupe était constitué des membres du CMJ (Conseil Municipal des Jeunes). Ils avaient traité le thème de l’insécurité routière et je leur avais proposé (pour ceux qui le souhaitaient) de créer un support de communication pour illustrer leurs travaux en séance de conseil municipal.
En fait, je leur avais proposé de créer un JT (journal télévisé). Mais concrètement, J’ai scindé le groupe d’inscrits en deux tout en prenant en compte les souhaits exprimés par chacun.
Le premier groupe devait réaliser des micros trottoirs et le JT qui les intégrerait avec les autres productions.
Le deuxième groupe s’était attelé à monter le film d’animation. Finalement, ce seront trois scénettes sur le thème de l’insécurité routière. Ces scénettes illustraient, pour les jeunes, des situations problématiques liées à l’incivilité au volant comme les stationnements gênants et la vitesse.
Pour ce faire, les jeunes ont imaginé librement des situations courantes où interviennent ces problèmes. Une fois que l’idée des scènes était partagée de tous (demi groupe), nous nous sommes attelé à l’écriture d’un story-board. Ceci nous a permis de lister les éléments nécessaires à la réalisation des films comme les décors, les accessoires, et les personnages.
Pour que cette phase de réalisation ne soit pas trop fastidieuse, j’ai préparé des feuilles de story-board vierges avec des vignettes de tailles différentes. J’ai également affiché dans la salle d’atelier des exemples sur les différentes valeurs de plans. Ceci a permis de détailler certains plans pour par exemple planter le décor ou au contraire passer rapidement d’une vignette à l’autre dans le cas, par exemple, d’une continuité de mouvement.

Après cette phase incontournable de préparation de l’histoire, j’ai proposé aux jeunes d’utiliser des jouets d’une marque célèbre dans son développement d’univers thématique pour les personnages. J’ai aussi fourni du carton, du papier de couleur, des paires de ciseaux et de la colle pour les décors. Par contre, j’ai signifié le fait que toute idée était bonne à prendre. C’est ainsi que les jeunes ont proposé l’idée d’utiliser du fil de pêche, de la pâte à fixe ou même d’apporter des personnages de chez eux.

Vous l’aurez compris, avec les grandes boîtes en carton nous avons monté des fonds de décors qui ont été habillés avec le papier de couleur. Pour finir les décors, les jeunes ont disposé des accessoires nécessaires à l’histoire.
Puis, avec un appareil photo les jeunes ont pris des clichés en décomposant chaque mouvement des scènes décrites plan par plan.

Les cartes des appareils photos sont petit à petit vidées et classées dans des dossiers de l’ordinateur. Chaque dossier représente un moment du story-board.
Après dérushage, le demi groupe, lui même divisé en deux, démarre le montage des petits films. L’outil utilisé est tout simplement un logiciel de montage vidéo. En effet, puisque ce logiciel autorise l’import de fichier de photos, pour les besoins de l’atelier nous allons entièrement l’utiliser dans cette fonctionnalité avec une petite exception pour un plan en vidéo : pour faire avancer une voiture dans le décor un jeune a tiré sur un fil de nylon transparent ce qui a permis de ne pas intervenir avec les mains dans le champ de l’objectif.
Mise bout à bout dans la « time line » (échelle de temps où se placent habituellement les séquences vidéo du film) les images forment un film. Il ne reste plus qu’à ajouter des bruitages souvent déjà disponibles dans les programmes de ce type, d’ajouter de la musique et d’habiller le tout avec un titre.
Les morceaux de films finis, je les ai moi-même compressés pour pouvoir les diffuser sur le Web. Il sont encore lisibles sur le site de la ville : www.ville-sucy.fr. Cependant pour les visionner, il faut être adepte du jeu de piste.
Voici comment faire : une fois sur la page d’accueil du site de la ville, cliquez sur le texte « dernière heure » placé en haut écrit en rouge, dans la liste des thèmes cliquez sur « info jeunes », puis à droite cliquez sur « conseil municipal des jeunes », arrivé jusque là vous pouvez lire les vidéo 2,3 et 4 qui contiennent les illustrations de situations en film d’animation.
Lexique :
Story-board : sorte de bande dessinée du futur film
Derushage : visionnage et sélection des séquences d’un film brut (non monté)
Plan et valeur de plan : angle de prise de vue
Mis en ligne le samedi 8 avril 2006
Salut,
en surfant sur le net j’ai trouvé votre site. Je suis animateur Socioculturel dans une MJC dans la Drome (26) à Romans sur Isère. J’utilise auprès des jeunes un moyen de communication qui n’est autre que la vidéo. Je possede deux cameras en MiniDV. Un groupe de jeune m’a demandé de faire de l’animation à base de pate à Modelée… Style Walace et Gromit… Pourquoi pas…
J’ai trouvé sur le NET un logiciel à ce qui parait très simple : iStopMotion Le probleme c’est qu’il est sur MAC et avec mes jeunes nous travaillons sur PC.
Je possède également le logiciel Premiere PRO CS3 de ADOBE, que je manie très bien pour faire du court-métrage. A ce qu’il parait il serait capable de faire de l’animation genre istopmotion…
Aussi, je vous pose ma question existe t il un tutorial ou avez vous quelques conseil à ce sujet SVP
Merci pour votre réponse cordialement Laurent Lacoste
Bonjour,
Pour répondre à votre question, les logiciels de montage, même s’ils ne sont pas spécialisé dans ce type de tâches, permettent de monter image par image. L’idée est de rendre assez fluide le passage d’une image à une autre en réglant le temps d’affichage de chaque image.
L’aattention doit, selon moi être concentrée dans la qualité des prises de vue (lumière, callage de personnage, respect du scénario etvariation des plan dans le déroulmé de l’histoire.
mustafa
bonjour,
je tente de répondre à votre question sans connaître votre problème.
pour le film d’animation, nous avons utilisé un logiciel très simple qui se nomme "pinnacle studio 8". La version actuelle est la version 10, mais après discussion avec d’autres utilisateur je vous recommande la version 9 si vous optez pour cette marque (aujourd’hui, pinnacle a été racheté par Avid le spécialiste en logiciel pro).
Pour rester dans la catégorie grand public facile à d’accès (financièrement et dans la compréhension du logiciel), il existe d’autres solutions comme "adobe première élément" (mac et Windows) et Imovie (exclusivement pour mac).
bon courage
Mustafa Bendjebbour
- Quelques images de l’install party du 9 février au Point cyb de Sucy-en-Brie
- Le podcasting pour jouer avec les mots sans prétention
- Rando Multimédia
- Brico micro, l’atelier multimédia du bureau recyclé
- Aventure tournage