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Les pratiques collaboratives sont depuis longtemps le quotidien de nombreux professionnels de services publics, qu’ils les nomment "collaboration", "coopération" ou par d’autres termes (voir par exemple l’article "La coopération est une partie intrinsèque de notre profession", par Béatrice PRIEUR, responsable du développement social urbain à Brest).
Ces dynamiques de travail coopératif commencent à émerger dans des services publics qui, traditionnellement, ne les mettaient pas en œuvre. Elles cherchent à associer autrement le citoyen à une collecte d’information, à une concertation précédant une décision politique, etc. Par travail coopératif, nous entendons ici des modes de conduite de projet qui vont miser uniquement sur la motivation des personnes à participer à un projet collectif. Celles-ci vont participer non parce qu’elles en tirent une rémunération particulière ni parce qu’elles sont soumises à une pression hiérarchique, mais parce qu’elles y gagnent d’autres bénéfices : "enrichissement" personnel, reconnaissance, amélioration de leur environnement, militantisme…
On pourrait citer par exemple les archives municipales de Rennes, qui invitent depuis 2005 des internautes généalogistes à contribuer à l’enrichissement des bases de données municipales d’Etat-civil, ou encore le projet "Migrations à Besançon" que lancent en décembre 2007 le centre communal d’action sociale et la ville (voir l’article Migrations à Besançon : la mairie mise sur la coopération des mémoires).
Dans le domaine commercial (qui "crowdsource" peu à peu) ou associatif, de tels projets existent aussi, bien sûr (voir par exemple le site "Pyrénées, cabanes et refuges", site de géolocalisation collaborative, ou la photothèque collaborative du Pays de Brest, "Camp to camp", site collaboratif dédié aux sports de montagne, Randozone, site collaboratif sur les activités de montagne, etc.).
L’émergence de pratiques coopératives dans ces services publics est facilitée par les NTIC et est encouragée par différents types de discours des décideurs politiques qui, du niveau local au niveau national, souhaitent créer ou recréer des liens plus étroits avec les habitants de leur territoire.
Cela pose plusieurs séries de questions :
Qui connaît de telles expériences ou y participe ? Qui pourrait en témoigner, soit en étant interviewé par JC Sarrot (Injep), soit en participant à l’atelier à Autrans ? Merci de vous faire connaître à sarrot@injep.fr.
Mis en ligne le vendredi 23 novembre 2007