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"Faire monter l’information du terrain", "passer de l’information officielle à l’information réelle", "passer des mass-médias aux médias des masses", donner les moyens de s’exprimer au "Cinquième pouvoir" (les citoyens fédérés grâce aux nouvelles technologies de communication, qui équilibre les quatre premiers pouvoirs : celui des médias traditionnels, les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire)… voici quelques leitmotivs que l’on retrouve dans le projet d’AgoraVox créé en mai 2005 par la société Cybion fondée en 1996 par Carlo Revelli et Joël de Rosnay.

Nombreux sont les citoyens qui ont une information à diffuser sur le Web, un avis à donner, une réflexion à partager, bref, qui veulent faire entendre leur voix. Mais comment et à qui ? Comment se faire entendre par davantage que trois personnes ?
Un site comme AgoraVox est fait pour eux : sans difficulté technique, sans condition de statut ou de contribution financière, le site propose d’accueillir l’information, l’avis ou la réflexion. À une seule condition cependant : que celle-ci ou celui-ci atteignent un degré de qualité suffisant dans le fond comme dans la forme. Et AgoraVox offre en retour ce que l’auteur recherche et qui est toujours difficile à trouver : une audience (environ 1 000 000 de lecteurs tous les mois [1]).
D’où viennent les rédacteurs sur AgoraVox et comment y écrit-on ?
AgoraVox propose donc à quiconque veut publier un contenu sur un thème de son choix de le proposer au site. Plus de 7900 rédacteurs y ont déjà écrit au moins un article, et vous pouvez être l’un d’eux en vous inscrivant sur la page www.agoravox.fr/inscription.php3 [2].
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Comme cela est décrit sur la page www.agoravox.fr/article.php3 ?id_article=1174, le citoyen-rédacteur dispose de quatre moyens pour faire parvenir son information à AgoraVox : la saisie d’un article sur le site en utilisant ses codes de rédacteur ; l’envoi de photos ou courtes vidéos directement depuis un téléphone portable ; le signalement d’un article mis en ligne sur son propre blog ou site à l’aide d’un fil rss et du mot-clé "AgoraVox" ; l’appel téléphonique à la rédaction d’AgoraVox pour signaler un événement.
Les articles ne sont pour l’instant pas rémunérés. AgoraVox envisage cependant de rémunérer à terme les meilleurs d’entre eux "en fonction du trafic et de l’intérêt qu’ils génèrent" et de "redistribuer équitablement une partie des revenus publicitaires qui seront générés".
Le cercle vertueux de la notoriété et de la qualité
La qualité d’une contribution est donc fonction de l’intérêt de l’information et de la réflexion qu’elle propose, et non du statut de son rédacteur.
Outre la visibilité qu’AgoraVox apporte au contenu mis en ligne par le "citoyen reporter" et la possibilité qu’il lui offre de dialoguer avec les internautes (puisque ceux-ci peuvent réagir aux articles et ne s’en privent pas !), AgoraVox peut permettre à un bon rédacteur, par un effet boomerang, d’accroître la notoriété de son blog ou de son site, ou d’accroître sa notoriété tout court.
Chaque rédacteur peut en effet gérer sa fiche descriptive personnelle. Les articles de qualité, les articles les plus commentés ainsi que les rédacteurs qui publient ou commentent le plus souvent sont mis en valeur sur la page d’accueil d’AgoraVox.fr. L’auteur le plus lu des deux derniers jours ("l’auteur du moment") apparaît sur cette même page.
La modération des articles
Étant conscient qu’ouvrir grandes les portes de sa rédaction peut aussi amener des abus et de la désinformation, AgoraVox a mis en place un comité de rédaction qui valide les articles. Voici les raisons qui peuvent motiver un refus de mise en ligne d’un contenu proposé sur AgoraVox :
l’article présente un problème de droit d’auteur
il exprime une opinion personnelle insuffisamment documentée
il n’est pas en rapport avec l’actualité
il ne présente pas un caractère inédit
il décrit des faits faux ou non vérifiables
il est trop court ou trop long
il est confus / pas clair / imprécis
il présente un caractère diffamatoire, pornographique ou commercial, incite à la haine, au racisme, au sexisme, à l’homophobie
il a déjà été soumis.
AgoraVox propose aux rédacteurs qui ont mis en ligne au moins trois articles sur le site de devenir "modérateur" sur les rubriques de leur choix et de participer ainsi au travail du comité de rédaction.
De quoi parle-t-on sur AgoraVox ?
La règle générale est que le contenu doit être lié à une actualité pas trop ancienne et doit concerner des faits objectifs et vérifiables, même s’ils sont inédits. Le rédacteur peut aussi proposer un article de fond sur un sujet précis, à condition d’apporter un regard ou des éléments nouveaux. « Seront retenus en priorité les articles factuels, enrichis de références, avec un véritable apport informationnel, concernant des faits vérifiables et si possible inédits. Ainsi, sur AgoraVox, la parole n’est ni au "peuple", ni aux "élites". La parole est à ceux qui ont des faits originaux et inédits à relater. » [3]
Si l’on se reporte à la page www.agoravox.fr/tag.php3 qui représente, sous forme d’un nuage de tags, les mots-clés associés aux articles récents, on voit que les thèmes les plus traités sont :
citoyenneté,
Amérique du Nord,
présidentielles 2007,
démocratie,
Europe,
information et médias,
Moyen-Orient,
société,
Saddam Hussein,
environnement,
désinformation,
blogs,
Afrique,
Asie,
…
Les perspectives
Les technologies et les modes de travail d’AgoraVox évoluent avec le temps.
D’ores et déjà, la technologie Readspeaker permet que les articles soient systématiquement accessibles en lecture audio, ce qui d’un grand confort.
AgoraVox diffuse aussi des reportages vidéo sur www.agoravox.fr/video.php3, et ce mode de diffusion est certainement appelé à se développer.
Le site a par ailleurs ouvert pour les rédacteurs un Wiki à http://wiki.agoravox.fr afin de leur permettre de mener des investigations collectives et de réaliser des articles plus fouillés sur certains thèmes.
[1] Il est clair que le choix d’AgoraVox de faire de l’internaute un reporter est aussi un bon pari en termes d’audience pour le site, puisque chaque rédacteur devient un visiteur très régulier du site, ainsi que son entourage. [2] Si vous voulez en profiter pour connaître vos droits et devoirs en matière de publication sur Internet, reportez-vous au guide Je blogue tranquille sur www.droitdunet.fr/actualites/lecture.phtml ?id=26. [3] Politique éditoriale d’AgoraVox. Cf www.agoravox.fr/article.php3 ?id_article=60.
Mis en ligne le mercredi 3 janvier 2007
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