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S’il est fréquent que l’EPN et l’école se rencontrent, l’accueil du public scolaire suscite des interrogations. Tout en tenant compte des possibilités matérielles et humaines, quelle organisation adopter, pour quels projets, avec quel encadrement ?
Un public très présent
Souvent nombreux et plutôt "vivant", le public scolaire demande un accueil attentif.
Comment répondre à leurs demandes sans que ce ne soit au détriment des autres usagers ?
Faut-il segmenter l’accueil de l’EPN selon les publics ?
Quelques soient les questions que l’on peut se poser, les réponses dépendent souvent des conditions matérielles d’accueil.
Il est fréquent que l’équipement de l’EPN ne permette pas à la fois d’accueillir toute une classe et de permettre l’accès libre des autres usagers. C’est pourquoi, l’EPN met en place des heures dédiées à l’accueil des scolaires qui se fait d’ailleurs plutôt en demi-classe qu’en classe entière, faute de poste et place disponible.
Un autre facteur important dans l’organisation de l’accueil est la place de l’enseignant. Il est plus facile pour l’animateur de gérer l’accès public en même temps que des scolaires quand l’enseignant prend totalement sa classe ou demi-classe en charge.

Le rôle de chacun
En principe, l’animateur et l’enseignant ont chacun un rôle défini.
L’animateur n’a pas les compétences de l’enseignant, l’enseignant n’a pas les compétences de l’animateur.
Le rôle de l’animateur est de sensibiliser aux TIC tous les publics et permettre aux intervenants (agents ANPE, enseignants, etc.) de s’approprier les TIC pour qu’ils puissent mener leurs actions.
La réalité est bien différente.
Très souvent, l’EPN ne disposant que de quelques postes, seule la moitié de la classe travaille sur ordinateur encadrée par l’animateur. L’enseignant gère alors l’autre partie des élèves et ne peut donc prendre part au côté multimédia du projet.
De plus, l’enseignant, souvent par manque de formation, n’a pas la maîtrise des TIC et ne peut donc pas assurer l’animation des activités. Pour y pallier, l’EPN peut proposer une formation aux enseignants afin de mieux gérer le projet avec les élèves.
Par une combinaison de ces raisons, l’enseignant est soit acteur(participe au projet), spectateur (assiste à la séance sans trop intervervenir) ou complétement absent (par exemple, s’il reste en classe avec l’autre moitié des élèves)
Ces problèmes d’organisation interne et/ou de formation des enseignants poussent l’animateur à prendre entièrement en charge l’activité. Il est alors difficile de respecter le rôle que chacun devrait avoir.
C’est une des raisons pour lesquelles il peut y avoir des réticences de part et d’autre :
Cependant, la relation enseignant/ animateur est essentielle à la réussite du projet. Il est primordiale que ce "tandem" prépare ensemble le projet et définisse le rôle de chacun selon les compétences et infrastructures disponibles.
Quels projets ?
L’initiative du projet vient de l’EPN ou de l’école, plusieurs cas sont possibles :
Le cas du B2I
C’est souvent par ce biais que l’école et l’EPN entrent en contact.
Le B2I est un évaluation continue faite par l’Education Nationale, contrairement au PIM. L’animateur n’est donc pas habilité à évaluer.
Cependant, face aux soucis d’organisation (manque de poste, accueil en demi classe, manque de formation de l’enseignant), l’animateur se retrouve souvent seul à encadrer les élèves. Comment peut-il alors respecter sa position ? Comment ne pas se substituer à l’enseignant ?
Les situations quotidiennes ne sont pas si évidentes. Ce qui est clair c’est que l’animateur seul ne peut évaluer le B2I. Cependant, un partenariat avec l’enseignant est envisageable : professeurs et animateurs mettant leurs compétences au service des élèves. Rien n’empêche l’enseignant de consulter l’animateur sur les façons d’évaluer les savoir-faire des élèves, rien n’empêche l’animateur de reprendre les items du B2I et les inclure dans le projet TIC de l’enseignant.
Rappelons que si un agrément n’est pas obligatoire, il semble préférable de se mettre en relation avec l’inspection académique ou/et la MATICE (Mission Académique des Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement)
EPN, école et famille
Mettre en place un projet avec le public scolaire ne veut pas dire en exclure les familles. Par manque de temps, par méconnaissance des TIC, les parents d’élèves ne sont souvent que peu au courant du projet auquel participe leur enfant.
C’est l’occasion pour l’EPN de communiquer auprès des familles : projection, exposition, démonstration lors de la fête de l’école, etc. Les familles peuvent aussi participer aux différentes séances, par exemple, un parent d’élève peut assister l’animateur. Cela donne plus de visibilité au projet et fait connaître l’EPN au plus grand nombre.

D’après les propos recueillis lors des troisièmes rencontres cyber-base.
Mis en ligne le mardi 5 octobre 2004