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Dans ce rapport, point de synthèses ni de statistiques, pas de tendances comparées ni de bilans annuels. Seulement seize fiches simples et riches d’informations, qui montrent la diversité des lieux et l’intérêt que chacun aurait à échanger davantage savoirs et expériences (presque chaque espace crée ou réinvente des supports pédagogiques, en étant éventuellement prêt à les partager… si on les lui demande !). Les coordonnées des lieux et des personnes interrogées sont mentionnées. Alors il ne tient qu’à vous !
Extraits…
En terme d’équipement, les animateurs ont voulu offrir une large palette d’outils aux
usagers. Ils ont commencé par acquérir un Mac, puis ont installé un poste sous Linux.
Aujourd’hui tous les ordinateurs sont en multiboot (démarrage au choix sur Windows ou
Linux), de nombreux logiciels sont sous licence libre (Open Office a complètement remplacé
Microsoft Office, NVu remplace FrontPage, seul MSN Messenger n’a pas trouvé d’équivalent).
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Olivier, titulaire d’un BTS Informatique de gestion et ayant une longue pratique de
l’animation (BAFA), est arrivé en 2000 à la création. Sandra qui a un DUT informatique l’a
rejoint en 2001. Tous deux étaient sous contrat emploi-jeune. Olivier, qui se considère avant
tout comme un technicien, vient d’obtenir le concours de Technicien supérieur et devient
titulaire de la fonction publique territoriale. Sandra, dont le contrat emploi-jeune se termine
en 2006, prépare le même concours sur son temps de travail (1 jour par semaine).
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Mise à disposition de la salle et de l’équipement pour l’ALPI, la Chambre du commerce
et de l’industrie, le Centre national de la fonction publique territoriale, une université de
temps à autre.
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Les contrats emploi-jeunes ont été financés par l’Etat. La communauté de communes assure
la pérennisation des postes, sous réserve que les animateurs obtiennent un concours de la
fonction publique territoriale.
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L’ECM utilise des logiciels libres, en partie par manque de budget. Les usagers les ont
complètement adoptés.
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L’animateur, se partage désormais entre son activité salariale d’accompagnement dans le
PAPI, et son statut de bénévole, comme président du club informatique brestois. Il se définit
comme accompagnateur et non comme animateur. Après divers métiers sans rapport avec
l’initiation aux technologies, mais autodidacte en informatique, Michel est allé proposer ses
services à la Maison pour tous du Valy-Hir. Il savait en effet que la salle informatique allait
ouvrir. Il a ensuite monté seul l’Espace multimédia.
Son contrat court jusqu’à la fin de l’année 2005, et la pérennisation du poste n’est pas encore
actée. Il espère sortir des statuts précaires en demeurant sur ce poste en CDI.
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Le PAPI propose plusieurs activités :
Forte volonté politique du conseil général d’Eure-et-Loir qui a titularisé les emplois
jeunes qui le souhaitaient à la fin du dispositif (30 emplois pérennisés sur le
département, dont 3 au Compa).
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Le Cybercentre est installé dans une salle de 30 m². 12 PC en réseau et en double boot (système
d’exploitation Linux et Windows au choix), connectés à Internet et renouvelés à raison d’un
poste par an, composent le parc informatique.
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Actuellement, les principales missions du Cybercentre sont :
Beaucoup de demandeurs d’emploi viennent faire leurs recherches en accès libre. Les ateliers
de bureautique, qui ont lieu toute l’année, attirent de nombreux seniors. Les autres
animations sont organisées de manière ponctuelle par manque de public. Un groupe de 5 / 6
personnes est constitué pour 5 séances de 2 heures afin, par exemple, de réaliser un
diaporama avec un logiciel libre. Puis chacun emporte chez lui une version gravée du
logiciel et du fichier réalisé.
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Espace 19 multimédia est installé dans un local indépendant de la rue de Crimée. Comme les
autres secteurs des centres sociaux, il fonctionne grâce à des animateurs bénévoles encadrés
par une équipe de salariés.
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La salle publique de 70m² équipée de
15 PC en réseau connectés à Internet en haut débit et de divers périphériques (un scanner,
des appareils photo numériques, un vidéo projecteur, une caméra DV, un magnétoscope,
une webcam) est divisée par des cloisons mobiles en six zones : une zone accueil, deux zones
de formation, une zone de réunion, une zone multimédia et une zone café. Cette organisation
permet de recevoir plusieurs groupes en même temps et ainsi de favoriser la mixité sociale et
générationnelle.
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Les systèmes d’exploitation Windows et Linux Mandrake sont installés sur chaque poste.
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Nicolas, animateur, a suivi une formation d’assistant-réalisateur multimédia en un an et en
alternance à l’Ecole des Gobelins, détaché sur le site de la mairie de Gentilly. Fort d’une
expérience d’animation jeunesse complémentaire, la mairie lui a proposé à la fin de son
contrat d’intégrer le cyberespace qui allait ouvrir. Il est aujourd’hui rédacteur (catégorie B).
Amaury est quant à lui responsable du Cyberespace, après avoir piloté sa mise en œuvre.
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Les deux animateurs se sont peu à peu aguerris aux logiciels libres, et proposent de plus en
plus ces outils, pour en faire une véritable orientation du lieu. L’aspect gratuit et légal séduit
les usagers, mais quelques réticences sont encore à vaincre, du fait notamment de l’habitude.
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Un règlement intérieur encadre les usages du cyberespace. Il est basé sur l’interdiction des
pratiques portant atteintes à la dignité humaines, comprenant par exemple les jeux de
simulation de combat du type Doom ou Half Life. L’interprétation est laissée à l’appréciation
des animateurs de l’Espace.
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Fabrice (à 80% de son temps) a repris fin 2003 un contrat emploi-jeune qui se termine en
décembre 2007. Il a suivi un cursus en Information-communication (Veille informative et
organisation des entreprises) et est actif dans une association de prévention santé. En
2004, il a suivi en parallèle à son travail la première année du DESS Espaces publics
numériques (Université Paris X - Nanterre).
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Des logiciels libres et propriétaires sont installés sur chaque poste et rangés par fonction pour
montrer aux usagers qu’ils ont le choix.
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Point forts et écueils
Stéphanie, attachée au service jeunesse, s’occupe de la partie technique ; Guillaume, affecté au secteur BD et revues, est responsable de l’organisation et des initiations. Après son service civil à la Mission locale d’insertion de Béziers, Guillaume est devenu emploi-jeune à la Permanence d’accueil d’information et d’orientation (PAIO) de Bédarieux. Son emploi-jeune a basculé sur la médiathèque en août 2000 juste avant l’ouverture. Il a suivi des formations à la Bibliothèque départementale de prêt (BDP) puis à la Direction départementale du livre en Languedoc. Guillaume a aussi effectué des stages d’une à deux journées dans des médiathèques de la région. A raison d’un jour par semaine pendant 9 mois, sur son temps libre, il a suivi une formation d’Auxiliaire des bibliothèques de France (ABF) afin de devenir agent du patrimoine. Son contrat emploi-jeune a pris fin en décembre 2004. Depuis, il a signé un CDD d’un an donc sa situation reste précaire. Il souhaiterait être titularisé et développer le secteur multimédia.
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Ces services ont évolué vers : o des ateliers de 8 personnes au plus et qui représentent 40% des usages en amplitude horaire : - Atelier emploi : CV, recherche et détermination d’un projet professionnel. - Atelier création : numérisation et sauvegarde de documents, aide à la création de books, plaquettes, sites Internet personnels, cd-rom. - Atelier initiation : découverte de l’ordinateur (8h), d’Internet (8h). o un espace utilisation libre (60% des usages en amplitude horaire) o la délivrance de passeports et de certificats (PIM et Certificat de navigation sur Internet) o la mise à disposition : mise à disposition d’ordinateurs « Packs Gersemploi » pour les publics bénéficiaires du RMI et demandeurs d’emploi. Prêt de la salle informatique à des groupes. Sur les ordinateurs, sous système Windows, sont installés des logiciels libres et des logiciels propriétaires, mais peu d’utilisateurs optent pour les logiciels libres.
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La priorité est donnée à l’utilisation d’Internet pour l’aide au parcours professionnel ; certains usages sont interdits, comme le téléchargement illégal de musique, les achats en ligne et les jeux d’argent. Une carte d’adhésion gratuite identifie les personnes ayant accepté la charte de l’Espace, qui a été réalisée par l’équipe et des usagers.
Financements
L’association a démarré sans aide extérieure, puis la municipalité s’est investie à hauteur de 10% du budget annuel total. Le ministère de la Jeunesse, des sports et de la vie associative accorde chaque année des subventions en lien avec le programme de réinsertion via le Fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation populaire (FONJEP).
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En 2004, l’Espace public numérique a reçu une aide du Fonds européen de développement régional (FEDER) sur l’investissement d’environ 18 000€, qui a permis l’achat de 8 PC et de périphériques (appareil photo numérique, caméra DV).
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Configuration du lieu Le projet s’appuie sur des communes en zone rurale participant à des regroupements pédagogiques. 4 Cyber-centres sont accolés à des écoles. Ils sont installés dans une classe fermée, comme à Berles-Monchel, ou un ancien logement de fonction. 11 ordinateurs dont 6 d’occasion composent le parc informatique de cet @trebacyber de 30m2 environ.
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Julien est employé par la communauté de communes à mi-temps comme animateur multimédia et à mi-temps comme animateur sportif. Autodidacte en multimédia, il aimerait passer le BPJEPS nouvelles technologies (Brevet professionnel de la jeunesse de l’éducation populaire et du sport) en Validation des acquis de l’expérience (VAE). Mais il est sous contrat emploi-jeune jusqu’à fin septembre 2006 et, pour pérenniser son poste, il doit passer des concours. S’il poursuivait dans le multimédia et obtenait le concours d’animateur, son salaire diminuerait. Il pense donc se tourner vers la carrière d’éducateur sportif, son autre compétence.
Partenariats
Le réseau des Cyber-centres de l’Atrébatie, piloté par un chef de projet, organise des réunions d’équipe hebdomadaire. Après une mutualisation de l’existant, les animateurs tentent de travailler en réseau. Ils sont complémentaires (l’un est spécialisé en bureautique, l’autre en recherche d’emploi, un autre connaît bien les logiciels libres). Ils se forment mutuellement et orientent les personnes motivées par un usage précis vers l’animateur compétent de l’équipe.
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Webmestres à l’origine, ils ont suivi la formation d’animation dispensée par la Cyber-base de la Cité des Sciences et de l’Industrie pour la Caisse des dépôts et consignations. Ils préparent actuellement le concours d’adjoint d’animation (catégorie C) pour intégrer la fonction publique territoriale. Ils ne peuvent en effet prétendre aux 4 ans d’ancienneté nécessaires pour passer le concours catégorie B en troisième voie.
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À lire et télécharger sur www.delegation.internet.gouv.fr/chrgt/focus.pdf.
Mis en ligne le lundi 23 mai 2005