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16 espaces publics numériques vous ouvrent leurs portes

Enquête auprès de 16 epn - avril 2005

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Cette enquête a été réalisée en avril 2005 par l’association des Epnologues sous la direction de la Délégation aux usages de l’Internet.

Dans ce rapport, point de synthèses ni de statistiques, pas de tendances comparées ni de bilans annuels. Seulement seize fiches simples et riches d’informations, qui montrent la diversité des lieux et l’intérêt que chacun aurait à échanger davantage savoirs et expériences (presque chaque espace crée ou réinvente des supports pédagogiques, en étant éventuellement prêt à les partager… si on les lui demande !). Les coordonnées des lieux et des personnes interrogées sont mentionnées. Alors il ne tient qu’à vous !

Extraits…

En terme d’équipement, les animateurs ont voulu offrir une large palette d’outils aux usagers. Ils ont commencé par acquérir un Mac, puis ont installé un poste sous Linux. Aujourd’hui tous les ordinateurs sont en multiboot (démarrage au choix sur Windows ou Linux), de nombreux logiciels sont sous licence libre (Open Office a complètement remplacé Microsoft Office, NVu remplace FrontPage, seul MSN Messenger n’a pas trouvé d’équivalent).
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Olivier, titulaire d’un BTS Informatique de gestion et ayant une longue pratique de l’animation (BAFA), est arrivé en 2000 à la création. Sandra qui a un DUT informatique l’a rejoint en 2001. Tous deux étaient sous contrat emploi-jeune. Olivier, qui se considère avant tout comme un technicien, vient d’obtenir le concours de Technicien supérieur et devient titulaire de la fonction publique territoriale. Sandra, dont le contrat emploi-jeune se termine en 2006, prépare le même concours sur son temps de travail (1 jour par semaine).
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Mise à disposition de la salle et de l’équipement pour l’ALPI, la Chambre du commerce et de l’industrie, le Centre national de la fonction publique territoriale, une université de temps à autre.
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Les contrats emploi-jeunes ont été financés par l’Etat. La communauté de communes assure la pérennisation des postes, sous réserve que les animateurs obtiennent un concours de la fonction publique territoriale.
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L’ECM utilise des logiciels libres, en partie par manque de budget. Les usagers les ont complètement adoptés.
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L’animateur, se partage désormais entre son activité salariale d’accompagnement dans le PAPI, et son statut de bénévole, comme président du club informatique brestois. Il se définit comme accompagnateur et non comme animateur. Après divers métiers sans rapport avec l’initiation aux technologies, mais autodidacte en informatique, Michel est allé proposer ses services à la Maison pour tous du Valy-Hir. Il savait en effet que la salle informatique allait ouvrir. Il a ensuite monté seul l’Espace multimédia. Son contrat court jusqu’à la fin de l’année 2005, et la pérennisation du poste n’est pas encore actée. Il espère sortir des statuts précaires en demeurant sur ce poste en CDI.
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Le PAPI propose plusieurs activités :

  •  Cours individuels à la demande, facturé 8€50 l’heure.
  •  Consultation Internet
  •  Accompagnement à la création de CV (mais sans formation)
  •  Travail sur l’écrit (mémoire et blog), PAO…
  •  Atelier de jeux de stratégie avec des préados, avec le secteur jeunes de la MPT
  •  Accueil de groupe sur rendez-vous
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  •  L’esthétique de l’Espace ne reflète pas l’univers technologique. Sans l’ambiance technique, les blocages psychologiques des usagers sont moins importants. L’animateur lui ne même se place pas comme professeur omniscient, ce qui évite de placer les usagers devant leur ignorance.
  •  Pas de rendez-vous. L’animateur reste à tout moment disponible pour un renseignement ou un service.
  •  La pérennisation de l’Espace n’est jamais acquise. Que ce soit le financement originel de l’équipement ou pour le poste d’animateur, il est difficile de trouver des subsides.
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    Forte volonté politique du conseil général d’Eure-et-Loir qui a titularisé les emplois jeunes qui le souhaitaient à la fin du dispositif (30 emplois pérennisés sur le département, dont 3 au Compa).
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    Le Cybercentre est installé dans une salle de 30 m². 12 PC en réseau et en double boot (système d’exploitation Linux et Windows au choix), connectés à Internet et renouvelés à raison d’un poste par an, composent le parc informatique.
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    Actuellement, les principales missions du Cybercentre sont :

  •  l’initiation, car beaucoup de personnes ont un équipement personnel mais ne savent pas l’utiliser ;
  •  l’évaluation du public via le Passeport pour l’Internet et le multimédia (PIM)
  •  l’outil informatique au service d’un projet, d’une passion (ex : recherche de patrons sur Internet avec les membres de l’atelier couture) ;
  •  la création artistique multimédia. La mise en place d’une certification pour le grand public est en projet.
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    Beaucoup de demandeurs d’emploi viennent faire leurs recherches en accès libre. Les ateliers de bureautique, qui ont lieu toute l’année, attirent de nombreux seniors. Les autres animations sont organisées de manière ponctuelle par manque de public. Un groupe de 5 / 6 personnes est constitué pour 5 séances de 2 heures afin, par exemple, de réaliser un diaporama avec un logiciel libre. Puis chacun emporte chez lui une version gravée du logiciel et du fichier réalisé.
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    Espace 19 multimédia est installé dans un local indépendant de la rue de Crimée. Comme les autres secteurs des centres sociaux, il fonctionne grâce à des animateurs bénévoles encadrés par une équipe de salariés.
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    La salle publique de 70m² équipée de 15 PC en réseau connectés à Internet en haut débit et de divers périphériques (un scanner, des appareils photo numériques, un vidéo projecteur, une caméra DV, un magnétoscope, une webcam) est divisée par des cloisons mobiles en six zones : une zone accueil, deux zones de formation, une zone de réunion, une zone multimédia et une zone café. Cette organisation permet de recevoir plusieurs groupes en même temps et ainsi de favoriser la mixité sociale et générationnelle.
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    Les systèmes d’exploitation Windows et Linux Mandrake sont installés sur chaque poste.
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    Nicolas, animateur, a suivi une formation d’assistant-réalisateur multimédia en un an et en alternance à l’Ecole des Gobelins, détaché sur le site de la mairie de Gentilly. Fort d’une expérience d’animation jeunesse complémentaire, la mairie lui a proposé à la fin de son contrat d’intégrer le cyberespace qui allait ouvrir. Il est aujourd’hui rédacteur (catégorie B). Amaury est quant à lui responsable du Cyberespace, après avoir piloté sa mise en œuvre.
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    Les deux animateurs se sont peu à peu aguerris aux logiciels libres, et proposent de plus en plus ces outils, pour en faire une véritable orientation du lieu. L’aspect gratuit et légal séduit les usagers, mais quelques réticences sont encore à vaincre, du fait notamment de l’habitude.
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    Un règlement intérieur encadre les usages du cyberespace. Il est basé sur l’interdiction des pratiques portant atteintes à la dignité humaines, comprenant par exemple les jeux de simulation de combat du type Doom ou Half Life. L’interprétation est laissée à l’appréciation des animateurs de l’Espace.
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    Fabrice (à 80% de son temps) a repris fin 2003 un contrat emploi-jeune qui se termine en décembre 2007. Il a suivi un cursus en Information-communication (Veille informative et organisation des entreprises) et est actif dans une association de prévention santé. En 2004, il a suivi en parallèle à son travail la première année du DESS Espaces publics numériques (Université Paris X - Nanterre).
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    Des logiciels libres et propriétaires sont installés sur chaque poste et rangés par fonction pour montrer aux usagers qu’ils ont le choix.
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    Point forts et écueils

  •  Intégration d’un Point cyb dans une structure multiservices pour mieux répondre aux besoins des habitants.
  •  Travail en équipe pour une transversalité des services. - Lieu bien relayé par les services municipaux, grâce, entre autres, à la formation des agents de la collectivité par l’animateur du Point cyb, et clairement identifié par la population locale.
  •  Absence d’une ANPE aux Lilas ; le Point cyb est devenu un lieu de rendez-vous et de convivialité pour les demandeurs d’emploi.
  •  Manque d’anticipation et de coordination : il n’y a pas de vision sur l’évolution de la structure et le soutien des élus est faible. L’arrêt des programmes nationaux va poser des problèmes financiers.
  •  Risque de saturation dans le courant de l’année 2005 : des choix vont être nécessaires (augmentation du délai de réservation ou sélection des publics), qui ne sont pas du ressort de l’animateur mais des élus.
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    Stéphanie, attachée au service jeunesse, s’occupe de la partie technique ; Guillaume, affecté au secteur BD et revues, est responsable de l’organisation et des initiations. Après son service civil à la Mission locale d’insertion de Béziers, Guillaume est devenu emploi-jeune à la Permanence d’accueil d’information et d’orientation (PAIO) de Bédarieux. Son emploi-jeune a basculé sur la médiathèque en août 2000 juste avant l’ouverture. Il a suivi des formations à la Bibliothèque départementale de prêt (BDP) puis à la Direction départementale du livre en Languedoc. Guillaume a aussi effectué des stages d’une à deux journées dans des médiathèques de la région. A raison d’un jour par semaine pendant 9 mois, sur son temps libre, il a suivi une formation d’Auxiliaire des bibliothèques de France (ABF) afin de devenir agent du patrimoine. Son contrat emploi-jeune a pris fin en décembre 2004. Depuis, il a signé un CDD d’un an donc sa situation reste précaire. Il souhaiterait être titularisé et développer le secteur multimédia.
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    Ces services ont évolué vers : o des ateliers de 8 personnes au plus et qui représentent 40% des usages en amplitude horaire : - Atelier emploi : CV, recherche et détermination d’un projet professionnel. - Atelier création : numérisation et sauvegarde de documents, aide à la création de books, plaquettes, sites Internet personnels, cd-rom. - Atelier initiation : découverte de l’ordinateur (8h), d’Internet (8h). o un espace utilisation libre (60% des usages en amplitude horaire) o la délivrance de passeports et de certificats (PIM et Certificat de navigation sur Internet) o la mise à disposition : mise à disposition d’ordinateurs « Packs Gersemploi » pour les publics bénéficiaires du RMI et demandeurs d’emploi. Prêt de la salle informatique à des groupes. Sur les ordinateurs, sous système Windows, sont installés des logiciels libres et des logiciels propriétaires, mais peu d’utilisateurs optent pour les logiciels libres.
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    La priorité est donnée à l’utilisation d’Internet pour l’aide au parcours professionnel ; certains usages sont interdits, comme le téléchargement illégal de musique, les achats en ligne et les jeux d’argent. Une carte d’adhésion gratuite identifie les personnes ayant accepté la charte de l’Espace, qui a été réalisée par l’équipe et des usagers.
    Financements
    L’association a démarré sans aide extérieure, puis la municipalité s’est investie à hauteur de 10% du budget annuel total. Le ministère de la Jeunesse, des sports et de la vie associative accorde chaque année des subventions en lien avec le programme de réinsertion via le Fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation populaire (FONJEP).

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    En 2004, l’Espace public numérique a reçu une aide du Fonds européen de développement régional (FEDER) sur l’investissement d’environ 18 000€, qui a permis l’achat de 8 PC et de périphériques (appareil photo numérique, caméra DV).
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    Configuration du lieu Le projet s’appuie sur des communes en zone rurale participant à des regroupements pédagogiques. 4 Cyber-centres sont accolés à des écoles. Ils sont installés dans une classe fermée, comme à Berles-Monchel, ou un ancien logement de fonction. 11 ordinateurs dont 6 d’occasion composent le parc informatique de cet @trebacyber de 30m2 environ.
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    Julien est employé par la communauté de communes à mi-temps comme animateur multimédia et à mi-temps comme animateur sportif. Autodidacte en multimédia, il aimerait passer le BPJEPS nouvelles technologies (Brevet professionnel de la jeunesse de l’éducation populaire et du sport) en Validation des acquis de l’expérience (VAE). Mais il est sous contrat emploi-jeune jusqu’à fin septembre 2006 et, pour pérenniser son poste, il doit passer des concours. S’il poursuivait dans le multimédia et obtenait le concours d’animateur, son salaire diminuerait. Il pense donc se tourner vers la carrière d’éducateur sportif, son autre compétence.
    Partenariats
    Le réseau des Cyber-centres de l’Atrébatie, piloté par un chef de projet, organise des réunions d’équipe hebdomadaire. Après une mutualisation de l’existant, les animateurs tentent de travailler en réseau. Ils sont complémentaires (l’un est spécialisé en bureautique, l’autre en recherche d’emploi, un autre connaît bien les logiciels libres). Ils se forment mutuellement et orientent les personnes motivées par un usage précis vers l’animateur compétent de l’équipe.

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  •  Initiation avec le Timp@ss en FOAD et formations plus poussées à la demande, notamment création de sites. La formation Timp@ss coûte 144€ ; elle est offerte aux usagers par la région sous forme de chéquiers-formation. Ce système fidélise les usagers au moins jusqu’à la fin de la formation.
  •  Lieu ressource : conseils techniques.
  •  Utilisation de logiciels libres sur la quasi totalité de l’activité : le Cyber est encore dans une phase où les utilisateurs ont le choix du logiciel libre, entièrement ou non, mais il tend à être complètement équipé en libre d’ici peu.
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  •  Recherche difficile de solutions pour pérenniser les emploi-jeunes : Un contrat a déjà pris fin et le Cyber-centre a fermé. La communauté de communes est en phase d’instruction en vue de la création d’un groupement d’employeur qui va permettre de mutualiser des emplois sur plusieurs sites voire plusieurs intercommunalités (notion d’animateurs avec plusieurs employeurs).
  •  Métier d’animateur multimédia peu valorisant statutairement dans la fonction publique territoriale.
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    Webmestres à l’origine, ils ont suivi la formation d’animation dispensée par la Cyber-base de la Cité des Sciences et de l’Industrie pour la Caisse des dépôts et consignations. Ils préparent actuellement le concours d’adjoint d’animation (catégorie C) pour intégrer la fonction publique territoriale. Ils ne peuvent en effet prétendre aux 4 ans d’ancienneté nécessaires pour passer le concours catégorie B en troisième voie.
    Page 70.

    À lire et télécharger sur www.delegation.internet.gouv.fr/chrgt/focus.pdf.


    Mis en ligne le lundi 23 mai 2005



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